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Canadian Buhurt: A Growing Passion

by Geneviève Drouin 


You drive 15 hours from the Great White North into known territory. This is not your first Carnage, and again this year you’re wondering what you’ve gotten yourself into. Self doubt creeps up.

It’s 10am on the dot and you hear swords clanging, echoing in the arena. The venue is filling up, mostly with fighters and support, but also a fascinated audience. You take a deep breath and feel the electricity in the air - you are exactly where you want to be. 





In North America, Carolina Carnage is one of the most well-run and anticipated tournaments within the community. It is an event many Canadian fighters train specifically for, and the ever-rising skill level is fuel to our trainings. This year, we were bringing North Blood and Wendigo to the field; our newly formed crews. Canada’s Buhurt scene has been up and down in recent years and has seen its teams rebuilt from the ground up. Medieval Combat Canada’s online presence has contributed to the growth of the sport, as well as the efforts of trainers and veteran fighters Joshua Friars, Dom Patry-Sauvé, Land Pearson and Lucas Mendes.





There’s also been a resurgence of Canadian women in all disciplines within armored martial arts. Sword and shield duelist Bailey Neil’s most recent success at IMCF notably has put Canada on the map again. At Carnage, melee fighter Catherine Patry-Sauvé showed true Québécois heart in her fights, as well as Marie-Soleil Grenier, who was competing for the first time and landed 4th in her sword and buckler duels.

I have been involved in Buhurt since 2018; like a lot of new women fighters, my partner introduced me to the sport. Training with Scallagrims and Greg Polevoy since, joining the ranks of team Poland at Battle of The Nations X, and again with KS Rycerz at Dynamo Cup of that year; it’s been a long journey of putting myself in uncomfortable situations to find success in the list. There’s the odd tournament here and there, where you get to test your nerves and skills, but the process itself is what I enjoy the most. The research, networking, cross-training martial arts to add to your toolbox: all of these are what Buhurt is about, for me.





Speaking of self-doubt: as usual, that vanished as soon as I put my suit of armor on to get ready for Outrance matches. Warming up with my coaches, feeling the support and admiration from my team mates; I felt confident. Confident in my training regime but also trusting that I had all the tools to get through my opponents. That weekend, I was the best and won gold. I got to use my judo skillset to take advantage of the new ground fighting rules: two of my fights ended in a TKO, one of them being a rematch against the strong-willed and accomplished fighter Elyce Ellington. To say this was an easy battle would be a lie. Elyce is a talented and intimidating fighter and was keeping the pressure on. I have a lot of respect for her and am grateful we got to brawl again.





If there is one thing my fellow Scallagrims are taking away from Carolina Carnage, it is that Buhurt really is love (cheesy, I know). They got to witness and experience the beautiful unity in this sport, where your opponent is also your peer and will pick you up after beating you down. All of us returned home more inspired than ever to step into the list next year with pride. After all, we’re just like-minded people walking the path of the warrior.

Now, how long do the post event blues last? I’m peaking right now.

 


Le béhourd au Canada: une passion grandissante

par Geneviève Drouin 

Tu prends la route pendant 15 heures, partant du Grand Nord vers un territoire connu. Ce n’est pas ton premier Carnage, et encore une fois cette année tu te demandes dans quoi tu t’es embarquée. Le doute de soi se fait ressentir. 

Il est 10 heures  tapantes et tu entends le retentissement des épées faisant écho dans les lieux. L’aréna se remplit de combattants et de leur soutien, mais aussi d’un public fasciné. Tu respires et sens l’électricité dans l’air – tu es exactement là o֥ù tu veux être.

 

               En Amérique du Nord, Carolina Carnage est l’un des tournois les mieux organisés et anticipés dans la communauté. C’est un évènement pour lequel plusieurs combattants canadiens s’entraînent, et sa qualité grandissante est d’autant plus motivante. Cette année, c’est North Blood et Wendigo qui entreraient la lice. La scène canadienne du béhourd a connu des hauts et des bas dans les dernières années et a dû rebâtir ses équipes à partir de quasi zéro. La présence en ligne de Medieval Combat Canada a aidé à la croissance du sport, autant que les efforts de nos entraîneurs et vétérans Joshua Friars, Dom Patry-Sauvé, Land Pearson et Lucas Mendes.

Nous voyons aussi une resurgence de femmes canadiennes dans le monde des arts martiaux médiévaux, toutes disciplines confondues. Bailey Neil, dueliste à l’épée et bouclier, s’est notamment démarquée aux championnats IMCF et a contribué à attirer l’attention sur le Canada. À Carnage, Catherine Patry-Sauvé a été un véritable exemple du coeur au ventre québécois, ainsi que Marie-Soleil Grenier, qui compétitionnait pour la première fois et s’est méritée la 4ème place en épée et bocle.


               J’ai moi-même commencé le Béhourd en 2018; comme plusieurs nouvelles recrues, c’est mon mari qui m’a initiée au sport. Je m’entraîne avec les Scallagrims et Greg Polevoy depuis, et ai joint les rangs de la Pologne à Battle of the Nations X, puis encore une fois KS Rycerz à Dynamo de cette même année. Ç’a été tout un périple que de me placer dans toutes sortes de situations inconfortables pour trouver succès dans la lice. Je compétitionne ici et là pour tester mes habiletés et mes nerfs, mais c’est le processus même que j’affectionne particulièrement. La recherche, l’application de différents arts martiaux et le réseautage sont tout ce que le Béhourt représente, pour moi.


Parlant de doute de soi: comme à l’habitude, alors que j’enfilais mon armure en me préparant pour mes matchs, il s’est évaporé. Le réchauffement avec mes coachs, sentir le support et l’admiration de mes coéquipiers; j’avais confiance. Confiance en mon entraînement mais aussi foi en les outils qui me permettraient de surmonter l’adversaire. Cette fin de semaine-là, j’étais la meilleure et ai gagné l’or. J’ai pu utiliser mes habiletés en judo pour tirer profit des nouveaux règlements de lutte au sol: deux de mes combats se sont terminés en KO technique, l’un d’eux étant une revanche contre la combattante accomplie Elyce Ellington. Je mentirais si je disais que c’était une bataille facile. Elyce est une rivale talentueuse et intimidante. Je lui porte beaucoup de respect et je suis reconnaissante d’avoir pu partager la lice encore une fois avec elle.


               S’il y a une chose que mes camarades Scallagrims retirent de Carolina Carnage, c’est que Buhurt, vraiment, is love. Ils ont été témoins de toute la solidarité dans ce sport où l’adversaire est aussi pair et te remet sur pieds après t’avoir tabassé. Nous sommes tous retournés à la maison plus inspires que jamais à mettre le pied dans la lice l’an prochain avec fierté. Aprês tout, nous ne sommes que semblables sur le chemin du guerrier.

 

Maintenant, dites-moi: il dure combien de temps ce blues post-évènement?

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